Casino mobile en Belgique : le comparatif 2026 vu sous l'angle des chiffres
Le marché belge du jeu en ligne compte aujourd'hui 35 opérateurs détenteurs d'une licence B+ de la Commission des Jeux de Hasard, et la quasi-totalité propose une version mobile complète. Ce n'est plus un argument de vente, c'est un prérequis. La vraie question n'est donc plus « ce casino a-t-il une appli ? » mais « combien me coûte chaque euro misé sur cette plateforme, et combien m'en revient ? ».
Nous avons pris le problème par le calcul. Valeur attendue, taux de redistribution, plafonds légaux, délais de retrait réels : tout ce qui se mesure passe ici au crible. Les 52 marques citées dans ce comparatif sont classées par pertinence mobile, pas par budget marketing.
Un avertissement de cadre avant d'aller plus loin. La Belgique applique depuis le 1er novembre 2021 une interdiction quasi totale de la publicité pour les jeux d'argent, renforcée en 2023 par le retrait des bonus de bienvenue pour les nouveaux joueurs. Conséquence directe : un opérateur qui survit ici le fait sur la qualité de son produit, pas sur des promesses d'inscription.
Comment fonctionne réellement un casino mobile en Belgique ?
Trois modèles cohabitent sur le sol belge, et ils ne se valent pas techniquement. Il y a les opérateurs sous licence B+ qui exploitent un site web responsive, ceux qui ajoutent une application native Android ou iOS, et les plateformes offshore accessibles depuis la Belgique sans agrément local. Chacun a ses contraintes.
Le premier modèle domine largement. Une licence B+ coûte 125 000 euros pour neuf ans et impose une série d'obligations techniques : enregistrement du jeu en temps réel, plafond de dépôt par défaut, et vérification d'identité avant le premier retrait. Ces contraintes ralentissent l'inscription, mais elles structurent l'expérience mobile de bout en bout.
Le deuxième modèle, plus rare, concerne surtout les marques historiques du secteur hippique et sportif. L'application native pèse entre 40 et 90 Mo selon les éditeurs, s'installe hors Play Store pour Android, et reste introuvable sur l'App Store belge pour la plupart des opérateurs. Apple applique des règles plus strictes que Google sur ce segment.
Le troisième modèle, offshore, contourne la licence B+. Il accepte les joueurs belges sans vérification locale, propose des bonus de bienvenue que la loi belge interdit, et affiche des taux de redistribution parfois plus élevés. Le revers : aucune protection juridique en cas de litige, et un accès aux données personnelles régi par une juridiction étrangère.
Quelle est la différence entre licence B+ et licence B ?
La licence B+ autorise un opérateur à proposer plusieurs types de jeux en ligne depuis un même site, y compris les jeux de casino. La licence B, elle, couvre un seul type de jeu et un seul site. En pratique, toutes les grandes marques de casino en ligne belges détiennent une B+, délivrée par la Commission des Jeux de Hasard pour une durée de neuf ans renouvelable.
Cette distinction a une conséquence concrète pour le joueur mobile : un site sous B+ est soumis à un contrôle technique des générateurs de nombres aléatoires, à un audit des taux de retour, et à l'obligation de connecter chaque compte au système EPIS (Excluded Persons Information System). Un site offshore n'a aucune de ces obligations.
Le mobile change-t-il les taux de redistribution ?
Non, et c'est un point que beaucoup de joueurs ignorent. Le RTP d'un jeu est fixé par le fournisseur et paramétré côté serveur. Que vous jouiez sur un écran de 6,7 pouces ou sur un moniteur 27 pouces, la machine tire les mêmes nombres. Un Starburst à 96,09 % reste à 96,09 % sur mobile, à condition que l'opérateur n'ait pas sélectionné une configuration à RTP réduit.
Là où le mobile change la donne, c'est sur la fréquence de jeu. Sessions plus courtes, mises plus petites, enchaînement plus rapide des tours. Une session de 20 minutes sur smartphone peut générer 300 tours sur une slot à cadence rapide, contre 150 sur desktop avec la même durée. Le RTP ne bouge pas, mais l'exposition au risque par heure double mécaniquement.
Comparatif des opérateurs mobiles disponibles en Belgique
Le tableau ci-dessous regroupe les marques les plus consultées sur le segment mobile belge. Les colonnes « type de licence » et « bonus de bienvenue » sont les deux critères qui différencient le plus l'expérience réelle, bien avant le design ou le catalogue de jeux.
| Opérateur | Licence | Appli native | Bonus inscription | Retrait min. |
|---|---|---|---|---|
| Unibet casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun (loi belge) | 10 € |
| bwin casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Ladbrokes casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| BetFIRST casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Bingoal casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Golden Palace casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Circus casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Napoleon casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Scooore casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| PepperMill casino | B+ (BGC) | Android + iOS | Aucun | 10 € |
| Star Casino | Offshore | Web responsive | Jusqu'à 500 € | 20 € |
| Betano casino | Offshore | Web responsive | Jusqu'à 1 000 € | 10 € |
| Betify casino | Offshore | Web responsive | Variable | 20 € |
| Rainbet casino | Offshore | Web responsive | Variable | 10 € |
| Lucky Games casino | Offshore | Web responsive | Variable | 20 € |
Deux enseignements sautent aux yeux. D'abord, aucun opérateur sous licence B+ ne peut légalement offrir de bonus de bienvenue depuis 2023, ce qui explique la colonne vide. Ensuite, les marques offshore affichent des montants attractifs mais appliquent des conditions de mise qui font fondre l'avantage réel, souvent 35x à 40x le montant du bonus avant tout retrait.
Pourquoi les opérateurs belges n'offrent-ils plus de bonus de bienvenue ?
L'arrêté royal du 1er octobre 2022, entré en vigueur le 1er février 2023, interdit toute prime de bienvenue, tout bonus de dépôt et tout avantage promotionnel destiné à attirer de nouveaux joueurs en Belgique. La sanction pour un opérateur sous licence B+ qui contournerait cette règle va jusqu'au retrait de la licence. Résultat : les marques locales misent sur les programmes de fidélité et les tournois internes.
Un joueur mobile qui arrive depuis une publicité offshore doit donc comprendre une chose simple : le bonus qu'on lui propose est précisément l'élément que la loi belge a jugé risqué. Ce n'est pas un détail réglementaire, c'est un signal sur la protection dont il bénéficiera en cas de problème.
Le calcul de la valeur attendue, ou comment un bonus fond en 200 tours
Prenons un cas concret. Un opérateur offshore propose 100 € de bonus avec une condition de mise de 35x et une contribution slot de 100 %. Il faut donc miser 3 500 € pour débloquer le bonus. Sur une slot à RTP 96 %, la perte théorique sur ces 3 500 € atteint 140 €. Le bonus de 100 € ne compense pas cette perte.
La formule est simple : EV = bonus − (mise totale × (1 − RTP)). Ici : 100 − (3 500 × 0,04) = −40 €. Autrement dit, un bonus de 100 € avec 35x de mise sur une slot à 96 % de RTP a une espérance négative de 40 €. Le joueur perd en moyenne 40 € en tentant de convertir son bonus.
Avec une condition de mise de 20x, le calcul bascule : 100 − (2 000 × 0,04) = +20 €. La valeur attendue devient positive. C'est là que se joue la différence entre un bonus exploitable et un bonus décoratif. Beaucoup de joueurs regardent le montant affiché, presque personne ne regarde le multiplicateur de mise.
Ajoutons la contribution des jeux. Sur la plupart des plateformes, les slots comptent à 100 % vers l'exigence de mise, le blackjack à 10 %, la roulette à 5 %, et les jeux en direct Evolution ou Pragmatic Live à 0 %. Un joueur qui tente de débloquer un bonus au blackjack doit miser 35 000 € pour libérer 100 €. Le calcul EV devient franchement défavorable.
Un bonus sans condition de mise existe-t-il vraiment ?
Oui, sous forme de tours gratuits sans exigence de mise, proposés par quelques plateformes offshore et par des programmes de fidélité internes chez certains opérateurs belges. Les gains issus de ces tours sont retirables directement. En pratique, ces offres plafonnent souvent à 10 à 50 tours gratuits d'une valeur unitaire de 0,10 à 0,50 €, soit un gain espéré de quelques euros seulement.
La valeur reste faible, mais l'espérance est positive par construction, puisqu'aucune mise supplémentaire n'est exigée. Sur ce type d'offre, le calcul EV ne dépend plus que du RTP du jeu utilisé et du nombre de tours. Un lot de 50 tours à 0,20 € sur une slot à 96 % de RTP génère une espérance de gain brute de 9,60 €.
RTP sous licence et RTP offshore : ce que disent les chiffres
La différence de taux de retour entre les deux mondes est souvent exagérée, mais elle existe. Les opérateurs sous licence B+ utilisent majoritairement les configurations de RTP les plus élevées proposées par les fournisseurs. Pourquoi ? Parce que la Commission des Jeux de Hasard exige une déclaration des jeux exploités et que les éditeurs certifiés ne proposent pas de version « dégradée » sur ce marché.
Les plateformes offshore, elles, ont accès aux mêmes jeux mais peuvent sélectionner des profils de RTP réduits. Un même titre peut exister en version 96,2 %, 94,5 % ou 92 %. Sur 10 000 tours à 1 €, la différence entre 96,2 % et 92 % représente 420 € de perte supplémentaire. C'est l'écart le plus coûteux du marché, et il est invisible dans l'interface.
Comment vérifier ? Deux méthodes. La première : consulter la table des paiements intégrée au jeu, accessible via le menu d'aide, où le RTP est mentionné pour les slots certifiées. La seconde : chercher la fiche du jeu sur le site de l'éditeur (Pragmatic Play, NetEnt, Microgaming, Hacksaw Gaming, Play'n GO) qui publie les variantes disponibles. Un opérateur qui masque cette information mérite la méfiance.
| Type de plateforme | RTP slot typique | Perte théorique / 10 000 € misés | Recours en litige |
|---|---|---|---|
| Licence B+ Belgique | 96,0 % – 96,5 % | 350 € – 400 € | Commission des Jeux de Hasard |
| Offshore (RTP standard) | 95,0 % – 96,0 % | 400 € – 500 € | Aucun recours local |
| Offshore (RTP réduit) | 92,0 % – 94,0 % | 600 € – 800 € | Aucun recours local |
Le tableau parle de lui-même. Sur un volume de jeu annuel de 10 000 €, l'écart entre la meilleure et la pire configuration atteint 450 €. Pour un joueur régulier, c'est l'équivalent de plusieurs mois de dépôts. La licence locale n'est pas un label décoratif, c'est une garantie de configuration favorable.
Les jeux en direct sont-ils plus rentables sur mobile ?
Non. Le RTP des jeux en direct, fournis par Evolution, Pragmatic Live ou Ezugi, tourne autour de 97,30 % à la roulette européenne, mais grimpe à 94,74 % pour la roulette américaine et descend à 98,65 % pour le baccarat sans commission. Sur mobile, l'expérience reste identique, mais la contribution aux exigences de mise est souvent nulle.
Le vrai avantage du direct sur mobile tient à la stabilité de connexion. Un flux vidéo en 720p consomme environ 1,5 Go par heure. Sur un forfait mobile belge standard de 15 Go, cela représente dix heures de jeu en direct. Au-delà, la qualité chute et les mises peuvent être rejetées en cours de tour.
Dépôts, retraits et plafonds : les chiffres à connaître
Le cadre belge impose des limites qui n'existent pas ailleurs. Le dépôt maximum légal est fixé à 500 € par semaine et par joueur sur les plateformes sous licence B+, et à 275 € par semaine pour les joueurs de moins de 25 ans. Ces plafonds s'appliquent tous opérateurs confondus, pas par site.
Le retrait minimum est généralement de 10 €, et les délais varient de quelques heures à 5 jours ouvrés selon la méthode. Les portefeuilles électroniques comme Skrill ou PayPal traitent en 24 à 48 heures. Les virements bancaires classiques prennent 2 à 5 jours. Les cartes de débit, 3 à 7 jours. Bancontact, très utilisé en Belgique, permet un dépôt instantané mais ne prend pas en charge les retraits.
Un point technique important pour le mobile : la vérification d'identité. Depuis 2020, un opérateur sous licence B+ doit vérifier l'âge et l'identité du joueur avant le premier retrait, via Itsme ou une copie de carte d'identité. This process peut bloquer un retrait 24 à 72 heures si le document est mal scanné depuis un smartphone. Prévoyez une photo nette, bien éclairée, sans reflet.
Peut-on déposer par Bancontact depuis un smartphone ?
Oui, Bancontact est intégré à la quasi-totalité des plateformes belges sous licence B+, avec un dépôt minimum de 10 € et un crédit instantané. L'application Bancontact Payconiq permet de valider la transaction par QR code ou par redirection. C'est la méthode la plus rapide pour un dépôt mobile, mais elle ne fonctionne pas pour les retraits.
Attention aux frais. Certains opérateurs facturent 1 à 2 % sur les dépôts Bancontact au-delà d'un certain montant, généralement 500 €. D'autres absorbent ces frais. La différence sur une année de jeu régulier peut représenter 50 à 120 €, un poste de coût que peu de joueurs intègrent dans leur calcul.
Quels sont les délais réels de retrait sur mobile ?
Comptez 24 heures pour la validation interne chez la plupart des opérateurs belges, puis 1 à 3 jours pour le traitement bancaire. Unibet, bwin et BetFIRST annoncent des retraits en moins de 24 heures sur les portefeuilles électroniques, mais cette promesse dépend du volume et de l'historique du compte. Un premier retrait prend toujours plus longtemps qu'un dixième.
Les plateformes offshore affichent souvent des délais plus courts en vitrine, mais appliquent des vérifications supplémentaires. Certaines exigent une pièce d'identité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois et une capture d'écran du portefeuille utilisé. Le cumul de ces demandes peut repousser un premier retrait à 7 ou 10 jours.
Jeu responsable : ce que la Belgique impose vraiment
L'âge légal pour jouer dans un casino en ligne en Belgique est de 21 ans, contre 18 ans dans la plupart des pays européens. C'est l'une des limites les plus élevées de l'Union. La Commission des Jeux de Hasard applique cette règle sans exception, y compris pour les jeux de casino en ligne et les paris sportifs.
Le numéro d'aide national est le 0800 35 777, joignable gratuitement depuis toute la Belgique. Il est géré par le Centre de Référence pour le Jeu Excessif (CRJE) et propose un accompagnement anonyme. Ce numéro figure obligatoirement sur chaque site sous licence B+, dans le pied de page et dans l'espace compte.
Le registre d'auto-exclusion s'appelle EPIS. Une inscription via EPIS bloque l'accès à tous les opérateurs sous licence belge simultanément, pour une durée minimale de 6 mois. La demande se fait via le site de la Commission des Jeux de Hasard, avec carte d'identité électronique ou via Itsme. Le blocage est effectif sous 24 heures et s'applique immédiatement à tous les sites concernés.
Les opérateurs doivent aussi proposer un outil de limite de dépôt personnalisable, actif par défaut. Vous pouvez réduire votre plafond à tout moment, mais l'augmenter exige un délai de réflexion de 24 heures. Ce détail technique empêche les décisions impulsives après une perte.
Comment fonctionne concrètement l'auto-exclusion EPIS ?
Vous introduisez une demande via le portail de la Commission des Jeux de Hasard, vous vous identifiez avec Itsme ou votre eID, et vous choisissez une durée : 6 mois, 1 an, 3 ans ou illimitée. Une fois validée, l'inscription est transmise à tous les opérateurs sous licence B+ dans les 24 heures. Toute tentative de créer un nouveau compte est bloquée automatiquement.
La sortie du registre n'est possible qu'après expiration de la durée choisie, et uniquement sur demande écrite. Aucun opérateur ne peut contourner cette règle ni proposer une réactivation anticipée. C'est le dispositif le plus contraignant du marché européen, et il fonctionne.
Les opérateurs offshore respectent-ils ces règles ?
Non, et c'est leur principale faiblesse sur le plan de la protection. Une plateforme offshore n'a aucune obligation de vérifier l'âge via eID, de connecter ses comptes à EPIS ou de respecter le plafond hebdomadaire de 500 €. Un joueur belge peut donc y dépasser ces limites sans aucun garde-fou technique. C'est précisément l'argument qui a motivé le durcissement réglementaire de 2021 et 2023.
Le revers pour le joueur est double : aucune protection en cas de jeu excessif, et aucune voie de recours en cas de litige. La Commission des Jeux de Hasard ne traite que les plaintes visant des opérateurs titulaires d'une licence B+. Pour les autres, il faut se tourner vers l'autorité de régulation du pays d'établissement, souvent peu accessible.
Ergonomie mobile : ce qui distingue vraiment les plateformes
Un casino mobile bien conçu se reconnaît à trois détails techniques, pas au nombre de jeux affichés. D'abord, la vitesse de chargement des slots : sous 3 secondes en 4G, contre 6 à 8 secondes pour une plateforme mal optimisée. Ensuite, la taille des boutons de mise, qui doit rester confortable sur un écran de 6 pouces sans zoom manuel. Enfin, la stabilité du solde en temps réel.
Sur ce terrain, les applications natives d'Unibet, bwin, Ladbrokes et BetFIRST gardent une longueur d'avance. Le catalogue y est plus fluide, la navigation par catégories plus rapide, et le mode paysage est correctement géré. Les versions web responsive de Golden Palace, Circus, Napoleon ou Scooore restent solides, mais accusent un léger retard sur les animations de jeux.
Les plateformes offshore comme Betano, Rainbet, Betify, Lucky Games ou Star Casino proposent des interfaces souvent plus légères, mais au prix d'une personnalisation moindre. Certaines n'ont pas de version française complète, ce qui complique la lecture des conditions de mise. Sur mobile, où l'écran est réduit, ce détail devient vite pénible.
Quels fournisseurs de jeux dominent sur mobile ?
Pragmatic Play, NetEnt, Microgaming, Play'n GO, Hacksaw Gaming et Evolution couvrent à eux seuls plus de 70 % du catalogue mobile des opérateurs belges. Pragmatic domine sur les slots à haute volatilité (Gates of Olympus, Sweet Bonanza), NetEnt sur les classiques (Starburst, Gonzo's Quest), Evolution sur le direct (Lightning Roulette, Crazy Time).
Pour le joueur mobile, le critère utile n'est pas le nom du studio mais la compatibilité HTML5. Un jeu non compatible HTML5 se lance mal sur smartphone, consomme plus de batterie et plante lors des rotations d'écran. Tous les titres publiés après 2018 sont normalement compatibles, mais les anciens jeux Flash convertis restent parfois capricieux.
Le mode paysage améliore-t-il l'expérience de jeu ?
Sur les slots à rouleaux larges, oui. Le mode paysage affiche les cinq rouleaux sans compression et rend les symboles plus lisibles. Sur les jeux en direct, il est presque indispensable : un flux vidéo en portrait perd 40 % de sa surface utile. Sur les jeux de table comme le blackjack ou la roulette, le mode portrait reste souvent plus pratique pour les commandes.
Certains opérateurs verrouillent l'orientation en portrait, ce qui pénalise lourdement l'expérience sur les jeux en direct. C'est un défaut technique rarement mentionné dans les comparatifs, mais immédiatement perceptible à l'usage. Testez toujours un jeu en direct avant de déposer, pas après.
Questions fréquentes sur les casinos mobiles en Belgique
Les questions qui reviennent le plus souvent concernent la légalité, les délais de paiement et la fiabilité des plateformes offshore. Voici les réponses directes, avec les chiffres qui comptent.
Quel est l'âge minimum pour jouer sur un casino mobile belge ?
L'âge légal est de 21 ans en Belgique, aussi bien pour les casinos terrestres que pour les plateformes en ligne sous licence B+. Cette limite est supérieure à celle de la France (18 ans) et des Pays-Bas (18 ans). Les opérateurs vérifient l'âge via Itsme ou une copie de carte d'identité avant tout premier retrait.
Un casino mobile belge peut-il proposer un bonus de bienvenue ?
Non. Depuis le 1er février 2023, toute prime de bienvenue, bonus de dépôt ou avantage promotionnel destiné aux nouveaux joueurs est interdit pour les opérateurs sous licence B+. Seuls les programmes de fidélité, les tournois et les tours gratuits pour joueurs existants restent autorisés. Les bonus affichés viennent donc d'opérateurs offshore.
Combien de temps prend un retrait sur un casino mobile belge ?
Comptez 24 heures pour la validation interne, puis 1 à 3 jours ouvrés pour le traitement bancaire. Les portefeuilles électroniques comme Skrill ou PayPal réduisent ce délai à 24-48 heures au total. Les virements bancaires classiques prennent 2 à 5 jours, et les retraits par carte 3 à 7 jours. Le premier retrait est toujours plus lent.
Les applications de casino sont-elles disponibles sur l'App Store belge ?
Rarement. Apple applique des restrictions plus strictes que Google sur les applications de jeu d'argent, et plusieurs opérateurs belges ne proposent leur app que sur Android via téléchargement direct depuis leur site. Les versions iOS existent pour Unibet, bwin et Ladbrokes, mais leur disponibilité varie selon les mises à jour réglementaires.
Comment vérifier le RTP d'un jeu sur mobile ?
Ouvrez le jeu, accédez au menu d'aide ou à la table des paiements, et cherchez la mention « Return to Player » ou « RTP ». Pour les slots certifiées, la valeur est indiquée en pourcentage. Vous pouvez aussi consulter la fiche du jeu sur le site de l'éditeur (Pragmatic Play, NetEnt, Hacksaw) qui publie les variantes disponibles.
Que se passe-t-il si je joue sur un casino offshore depuis la Belgique ?
Vous n'êtes pas poursuivi, mais vous perdez toute protection légale. La Commission des Jeux de Hasard ne traite pas les litiges impliquant des opérateurs non licenciés en Belgique. En cas de non-paiement, de blocage de compte ou de problème de données personnelles, aucun recours local n'est possible. Le risque est juridique et financier, pas pénal.
Le plafond de dépôt de 500 € par semaine s'applique-t-il à tous les sites ?
Oui, et c'est un plafond global, pas par opérateur. La règle belge limite le dépôt à 500 € par semaine tous sites confondus pour les joueurs de 25 ans et plus, et à 275 € pour les moins de 25 ans. Les opérateurs sous licence B+ partagent ces données via la Commission des Jeux de Hasard.
Les jeux en direct fonctionnent-ils correctement en 4G ?
Oui, à condition d'avoir une connexion stable. Un flux vidéo en direct consomme environ 1,5 Go par heure en qualité 720p. Sur un forfait mobile belge de 15 Go, cela limite la session à environ 10 heures par mois. En 5G, la stabilité est meilleure, mais la consommation de données reste identique.
Ce qu'il faut retenir avant de choisir
Le marché belge du casino mobile est l'un des plus encadrés d'Europe, et c'est une bonne nouvelle pour le joueur. Licence B+, plafond de dépôt de 500 € par semaine, âge minimum de 21 ans, registre EPIS, interdiction des bonus de bienvenue : chaque contrainte réduit l'exposition au risque. Le prix à payer est une expérience moins clinquante que sur les plateformes offshore.
Le calcul reste simple. À volume de jeu égal, un opérateur sous licence B+ avec un RTP de 96,2 % coûte 350 € de perte théorique pour 10 000 € misés. Une plateforme offshore en configuration réduite à 92 % coûte 800 €. L'écart de 450 € sur une année correspond à plusieurs dépôts mensuels. C'est le seul chiffre qui compte vraiment.
Pour un joueur mobile régulier, la combinaison la plus rationnelle reste un opérateur sous licence B+ avec application native, RTP standard, retrait par portefeuille électronique et plafond de dépôt personnalisé. Unibet, bwin, Ladbrokes, BetFIRST, Bingoal, Golden Palace, Circus, Napoleon, Scooore et PepperMill cochent ces cases. Les autres marques citées dans ce comparatif restent accessibles, mais avec des garanties moindres et des coûts réels plus élevés.
Un dernier rappel, parce qu'il vaut plus que tous les tableaux : le numéro d'aide belge est le 0800 35 777, l'âge légal est de 21 ans, et le registre EPIS bloque l'accès à tous les opérateurs licenciés en une seule démarche. Ces trois informations pèsent plus lourd que n'importe quel bonus affiché en page d'accueil.